Rentabilité d’une laverie automatique et chiffre d’Affaires prévisionnel

Chaque laverie est unique et de nombreux critères entrent en ligne de compte dans la constitution du chiffre d’affaires et la rentabilité de votre laverie et donc de votre entreprise. Nous allons essayer de vous apporter un certain nombre d’informations et vous communiquer des données chiffrées de ce type d’activité.

Le Chiffre d’affaires

Il se détermine comptablement par le prix unitaire de la prestation soit le lavage, le séchage, les doses de produits si nécessaire multiplié par le nombre. Dans le cas précis de la laverie automatique, il est nécessaire d’avoir une fréquentation suffisante car la valeur ajoutée du service est faible, mais la marge brute élevée.

Le C.A. généré par une machine à laver suivant sa capacité et son type est de 3.50 à 10 euros TTC par lessive. Le séchage permet de réaliser des ventes de 1€ TTC pour 6 à 10mn de prestation sachant qu’un séchage optimal se fait en 30 mn. Une dose de lessive, assouplissant, lingette se vend entre 1€ et 1.50€. Nous établissons un coût moyen d’un cycle (lavage + séchage + lessive) à 6.60€ TTC soit 5.50 euros HT. On peut établir le tableau comme suit :

Nbre de lavage + séchage + lessive par jour101520253040
Nbre de lavage + séchage + lessive par an36505475730091251095014600
C.A. annuel H.T.20.075€30.112€40.150€50.187€60.225€80.300€

De même, suivant le mode d’exploitation, on constate des fourchettes de C.A. annuels très variables :

Local commercial de 25 à 60 m²Bungalow 18 m²Kiosque de 9 m²
de 20 000 à 120 000€de 15 000 à 80 000€de 10 000 à 30 000€

Il est bien évident que l’investissement n’est pas le même et si les écarts de projection énoncés ci-dessus paraissent conséquents, c’est le reflet de la réalité et de nos remontées d’informations. Notre volonté est de vous apporter un avis professionnel basé sur le vécu de notre clientèle afin de vous aider à vous décider.

Les éléments suivants sont déterminant dans la réalisation de la fourchette haute ou base des C.A. :

  • Taille du local ou du module.
  • Situation de l’emplacement : environnement, centre-ville, zone périphérique, commerciale, urbaine, rurale…
  • Taille et composition de la zone de chalandise, la saisonnalité, type de clientèle…
  • L’amplitude des heures d’ouverture, généralement de 7H à 22H et 7/7 jours pour drainer un maximum de clientèle.
  • Importance en nombre et en qualité de la concurrence, ainsi que sa proximité…
  • L’étude de marché du secteur indiquera si le concept peut être rentable
  • Dynamisme de l’exploitant : propreté du lieu, services annexes proposés, actions commerciales et présence sur les réseaux sociaux (référencement, SEO, SEA…) …
  • La qualité des lancements des laveries et de leur promotion détermine l’échéance plus ou moins rapide à une situation rentable
  • L’âge de la laverie : à ses débuts, soit les 3 premières années, la courbe est sur une ascendance forte, les 5 années suivantes sont sur une évolution modérée (phase de maturité). A partir de la 10ème année, si aucuns travaux de relooking ou de modernisation n’est entrepris, c’est une phase de déclin et de baisse lente et régulière du C.A. Cette configuration classique s’exprime dans le cadre d’une exploitation et d’une gestion sérieuse.
  • L’évolution du parc matériel est à envisager si vous constatez en période d’affluence des temps d’attente qui nuisent à la qualité de service et à la notoriété de la laverie. Ainsi, plus de matériel entrainera automatiquement une hausse du C.A., si la taille du local le permet bien évidement.
  • La date de l’ouverture de la laverie peut avoir une incidence sur sa profitabilité immédiate suivant sa localisation.

Le C.A. est un élément essentiel dans la constitution de la profitabilité de la laverie, mais il n’est pas le seul élément à prendre en compte.

En effet, 2 laveries réalisant le même chiffre d’affaires soit 35 000 euros par exemple peuvent dégager un revenu complémentaire de 1 000€ par mois ou une perte de 1500€ par mois. Cet écart s’explique uniquement par un montant de charges différentes. La société qui dégage un bénéfice a des coûts d’exploitation inférieurs à celle qui dégage des pertes.

C’est pourquoi, il est important d’affiner la démarche par un plan d’affaires ou un business plan qui va reprendre tous les postes de charges en détail.

Les postes de charges

Ils sont principalement au nombre de 4 :

1- Le loyer ou le remboursement du crédit des murs en cas d’acquisition est un poste incontournable. Il ne doit pas représenter plus de 30% du chiffre d’affaires prévisionnel et suivant les supports, s’établir si possible dans les fourchettes suivantes :

  • Local commercial :
Petite villeMoyenne villeGrandes agglomérations
de 300 à 500€ par moisde 400 à 800€ par moisde 700 à 1800€ par mois
  • Emplacement pour structure mobile (attention car la structure est financée par l’investisseur) :
Kiosque de 9 m²Bungalow de 12 m²Bungalow de 18 m²
de 250 à 350€ par moisde 300 à 450€ par moisde 400 à 600€ par mois

Nous vous conseillons de privilégier les emplacements sans droit au bail ou pas de porte à payer, afin d’accélérer votre retour sur investissement (R.O.I.). Le choix se fera aussi en fonction du marché immobilier et le prix des loyers du secteur, mais le projet doit rester rentable et le risque mesuré pour être envisagé.

2 – Les consommations énergétiques des laveries automatiques sont des charges variables directement dépendantes de votre activité et donc de votre chiffre d’affaires. Son montant est très fluctuant suivant les implantations car il dépend :

  • Du prix de l’eau variable suivant les communes
  • Du tarif de l’électricité, qui peut être négocié avec des opérateurs privés et le montant de la facture sera proportionnellement évolutive à l’utilisation des séchoirs lorsqu’ils sont alimentés électriquement
  • De la possibilité d’utiliser le gaz car il permet d’économiser sur le coût du séchage.
  • Du formatage électrique de la laverie, suivant l’usage, du mono, du Tri ou du gaz

3 – Le remboursement du prêt, du crédit-bail ou L.O.A. (location avec option d’achat) : ils sont de 2 ordres :

  • Les travaux d’aménagement du local ou de l’investissement de la structure mobile sont financés par un prêt ou par autofinancement, ils représentent en moyenne de 20 à 40% du montant total à financer sur une durée de 5 à 10 ans.
  • Les machines sont financées généralement par crédit-bail ou L.O.A. sur une durée de 5 à 7 ans, il représente de 60 à 80% de l’investissement total. La rentabilité à long terme dépendra de la durée de vie du matériel qui peut être de 20 ans, voir plus (la qualité de l’entretien par l’exploitant augmentera sa longévité). Le rendement financier de la laverie sera d’autant plus important que les frais de maintenance sont très raisonnables sur les matériels que nous proposons.

Le montant des remboursements du prêt représente une part conséquente du chiffre d’affaires. Il peut être plus élevé en cas de reprise d’une ancienne laverie mais où proportionnellement les coûts des travaux sont moins importants et une part du C.A. théoriquement assurée.

De plus, le remboursement sera d’autant plus réduit que votre apport en autofinancement sera conséquent. On ne développera pas ce sujet qui concerne l’objectif de l’investisseur en terme de revenu, de placement, de constitution de patrimoine, de défiscalisation…

Il ne faut pas oublier les dépenses liées à la création de la société comme les statuts et la définition du siège social, aux frais de communication pour l’ouverture permettant un lancement optimal….

4 – Les coûts divers représentent généralement le plus petit poste de charges s’il est bien maitrisé et ils sont de différentes natures :

  • Téléphonie – Internet – abonnement bancaire
  • Comptabilité et suivi juridique
  • Assurance
  • Publicité, communication (Flyers, Google Ad…)
  • Maintenance…

La rentabilité

La finalité de la création d’entreprise est de gagner de l’argent et/ou générer un revenu complémentaire. C’est pourquoi, il est impossible d’apporter plus d’informations pertinentes avec des généralités. En effet, les responsables d’implantations Wash’N Dry, en bons professionnels, aident le futur candidat à se positionner avec les éléments objectifs de son projet : lieu d’implantation, zone de chalandise, potentiel, charges… Le détail de chaque poste guidera l’investisseur dans sa prise de décision… De plus, le statut de l’entreprise définira le type de bénéfices auxquelles sera assujetti la structure : B.N.C. ou B.I.C.

La profitabilité d’un tel projet doit s’apprécier à plusieurs niveaux :

1 – Elle est liée à l’exploitation. Et elle doit permettre, dans la plus mauvaise configuration d’équilibrer les comptes et de couvrir les besoins en fond de roulement pour ne pas avoir à faire d’apports en compte courant pour des questions de trésorerie. A la fin des remboursements des crédits, on a la quasi-certitude de dégager un revenu complémentaire. Ce revenu complémentaire dans la plupart des cas, est perceptible dès la 2ème année d’exploitation. Suivant le plan de financement, le montant des apports et la qualité du lancement, il peut être perceptible dès les 1ers mois d’exploitation.

2 – La rentabilité du placement doit tenir compte des 3 éléments suivants :

  • Le rendement lié aux revenus complémentaires générés.
  • La plus-value potentielle en cas de vente du fond de commerce ou de la société.
  • L’investissement est à rapprocher avec le rendement des placements financiers, immobiliers, actions à risque moyen ou faible afin d’établir une comparaison objective de l’efficacité de celui-ci.

Le cas particulier de la franchise et de la licence de marque

En France, certaines sociétés proposent le concept de laveries automatiques en franchise ou licence de marque. Ce business model semble très intéressant mais en fait, il est très contraignant. Wash’n Dry vous propose une solution :

  1. En libre-service avec des machines pourvues d’une gestion automatique pilotée par une centrale de paiement et donc sans personnel.
  2. Sans droit d’entrée, ni royalties, ni redevance publicitaire, ce qui limite les apports financiers.
  3. Avec un parc de machines garanties, robustes, efficaces (vos clients seront satisfaits du service et de la propreté du linge).
  4. Dans un cadre juridique simple (nom propre, société : SARL, EURL, SASU, SAS… avec un capital social plus ou moins important) qui s’adapte à toutes les situations personnelles et professionnelles.
  5. Adapté au secteur géographique de votre choix, validé par une étude de marché.
  6. Avec une entreprise solide financièrement, implantée en France depuis plus de 30 ans et leader sur le marché du traitement du linge et particulièrement la blanchisserie, le pressing et la laverie.
  7. Sans contrat, ni engagement, vous restez un client et non un franchisé.
  8. Un service après-vente de qualité basé sur du personnel compétent et expérimenté.
  9. Respectant votre indépendance : Contrairement aux franchises ou licences de marque (comme Speed Queen par exemple), vous pouvez choisir :
  • Votre design et enseigne.
  • Des services annexes si vous le souhaitez.
  • Un mode de gestion qui vous est propre.
  • Conserver la confidentialité de vos données.

En conclusion

La laverie automatique est un commerce qui nécessite rigueur et sérieux, de sa création à l’exploitation. Cette activité, contrairement au pressing, ne nécessite pas de compétence particulière, mais surtout beaucoup de bon sens : propreté du local, respect du client et de son linge…

 Il est conseillé de disposer d’un apport de 10 à 15 000 euros, le restant étant facilement finançable par des établissements de crédit.

Compte tenu des incertitudes inhérentes à la création de toute entreprise, nous vous conseillons de toujours calculer le seuil de rentabilité ou point mort à partir duquel votre laverie sera profitable. C’est le seul élément quantifiable avec certitude. Le calcul adapté à la laverie est le suivant :

Total des charges fixes annuelles (sauf énergie) / [5.50€ – 1.10€ (énergie, charge variable = à 20% du CA)] = Nombre de lavage par an / 365 = nombre de lessive par jour à réaliser pour des comptes équilibrés.

C’est pourquoi, pour vous aider à mettre les bons chiffres sur votre projet, nous vous invitons à nous contacter.

En effet, Wash’n Dry, marque d’Armstrong France, dont le siège se trouve en Haute Loire (43), vous accompagne dans toutes vos démarches et vous permet ainsi de minimiser le risque. Pour preuve, les statistiques de Wash’n Dry :

  • Une expérience de + de 29 ans
  • + de 930 créations
  • 92% des laveries créées ces 10 dernières années sont toujours en activité. (Source Créditsafe, surveillance des sociétés du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2020 réactualisé 1 fois par an).

Quel que soit votre localisation, grande agglomération (Paris, Lyon…) ou petite ville de province, à partir d’un potentiel de 10.000 habitants, une étude permet de définir la faisabilité de votre projet.

Alors, à l’heure du choix d’un partenaire, pensez à vérifier sa solvabilité ! (Surtout s’il s’agit d’une franchise, car elle vous demandera de vous engager sur plusieurs années…)

N’hésitez pas à nous solliciter, nous allons vous aider à vous lancer dans l’aventure… A quand la date d’ouverture de votre laverie Wash’N Dry ?

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